Le poème

Publié le par FAUSTINE

L'autre jour
un troubadour
au coeur fêlé
sur son manège ailé
me fit faire un tour.

Enchantée par sa prose éthérée,
j'ai goûté à ses rimes précises et raffinées
à sa poésie.
J'en ai repris avec parcimonie.
Me laissant guider par sa mélodie,
je me suis délectée
de mots rares et précieux
en prenant le temps.
Le temps de laisser mes sens
s'imprégner de sa voix,
de son débit,
de chaque vers,
de chaque rime pour enfin être pénétrée
par les pauses que sa prose
faisait éclore en moi.
Il parlait de douleur sans lourdeur
et ma peine trouvait là un écho.

Algum dia, um poèta
levanta'm spirit
el faze'm crescé,
um présa sé poésia
ki parce'm sima um musica
ki um conchéba da tudo tempo.
El travessa'm alma.
Portante, nunca um tigna
ouvido sé mélodia.
Um fazé um sonho.

Alors, comme si le temps était venu pour moi
de me réconcilier avec mon moi,
je me suis levée et j'ai marché.
J'ai marché jour et nuit
toujours poursuivant
ce songe jusqu'à l'Océan.
Arrivée là, je me suis posée,
je me suis reposée
et pour sonder mon âme, j'ai regardé l'horizon.
J'ai vu l'aube se lever,
le soleil renaître et sur la mer scintiller.
Humant l'air marin du matin,
j'ai regardé la mer, songé à ma mère
et puis j'ai écrit un poème.
Un poème qui disait
la douceur des galets polis par la houle,
les vagues déferlantes à faire pâlir d'envie
Barlavente e Sotavente,
le vent et la tempête du sable blond
qui m'emportaient dans le sillage
soulevé par leur tourbillon.
Un poème qui disait aussi
les griffes du sable sur ma peau
qui jamais ne fût si lisse
aussi, me laissais-je glisser
pour mieux me hisser
jusqu'à ce rêve que je voulais saisir au vol.
Ne voulant rien oublier,
j'ai écrit un poème pour ne rien oublier.
L'oubli tue !
De cette musique, je ne voulais pas me défaire
fût-ce au risque de déplaire
à l'air du temps.
J'aime mieux l'air de la mer,
le son rauque ou cristallin
des vagues qui venaient effleurer mes orteils
tout doucement comme on câline
un enfant par un chant
pour en douceur, le confier aux bras de Morphée,
comme on caresse un galet
rond et chaud, trouvé
sur la plage.

Algum dia, um poèta
levanta'm spirit
el faze'm crescé
um présa sé poésia
ki parce'm sima um musica
ki um conchéba da tudo tempo.
El travessa'm alma.
Portante, nunca um tigna
ouvido sé mélodia.
Um fazé um sonho.

Faustine

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