L'Offense chapitre 16

Publié le par SLAM POESIE DE FAUSTINE

En fait les vaisseaux de Dom Carlos ces derniers temps n’avaient pu lui rapporter tout le profit qu’il en avait escompté. Certains avaient essuyés des tempêtes telles que toute la cargaison avait été perdue, sur d’autres il y avait eu des révoltes d’esclaves et n’avaient pu arriver à bon port, d’autres encore avaient fait l’objet d’attaques de pirates. En bref, il jouait de malchance et avait perdu de la sorte les sommes astronomiques qui lui avaient été confiées, sans compter cette fâcheuse manie qu’il avait de considérer les biens d’autrui comme étant les siens, dont il se servait allègrement pour ses dépenses personnelles, dépenses qui avaient considérablement accrues à mesure qu’il gravissait les hautes sphères pour atteindre ses rêves de grandeur.

Lorsque l’on vint lui demander des comptes, en fait de comptes il n’avait que des caisses vides à produire devant le regard incrédule de toutes les personnes ayant accordé foi à ses talents de financier scrupuleux. L’empire fut dûment informé de ces escroqueries.

Il arriva du Portugal des envoyés de sa majesté qui se mirent en devoir de compulser à la loupe les comptes de ce Dom Carlos qui s’enrichissait à leur dépens. Ils y mirent un tel soin qu’ils ne tardèrent pas à trouver des colonnes de chiffres au crédit du seul comte Dos Santos Spiritos que ce dernier ne pouvait leur expliquer de façon logique qui le mettrait hors de cause.

Il fut mis aux arrêts renvoyé au Portugal pour y être jugé pour haute trahison et condamné à mort.

Oui ami lecteur, un homme qui a offensé une femme devrait se garder de dormir sur ses deux oreilles.

Malgré d’incessantes recherches Isabel n’allait jamais revoir ses deux premiers enfants.

Après la mort de son mari Linda regagna le Portugal avec ses enfants et Luis.

C’est l’abondante correspondance qu’échangèrent deux amies, l’une capverdienne, l’autre portugaise, tout au long de leur vie au XVIIIe siècle, qui m’a aidée à imaginer et à écrire une partie de cette Offense.

 

Fin de la 1ère partie, peut-être y aura-t-il d'autres Offenses portées à ta connaissance, Cher lecteur

Faustine


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