Pollen

Publié le par SLAM POESIE DE FAUSTINE

Marine Le Pen

est devenue bankable

elle fait la une des échos

à moins que ce ne soit Le Point.

Elle le doit à une grâce Elyséenne.

Avec mes allergies le printemps venu,

je ne leur dis pas merci, pour ce pollen

charrié par les vents de la haine,

à Besson, Horteufeux et Nico qui font des bécots

au FN,

sans oublier la Morano

qui bien que portant sa casquette

à l’endroit, a la tête de travers.

Aux régionales pourtant, ils ont été mis à terre

ce qui ne les empêche guère

de mener une politique qui nous fait la nique

à moins que ce ne soit un coup-de-poing

qu’ils nous envoient en pleine face :

discriminations, suspicions, expulsions

même vers les pays en guerre,

quand ce n’est pas la mort ou la prison.

Si tu aides un travailleur décrété, par eux, clandestin

toi aussi tu iras tâter de la geôle

c’est ainsi ces temps-ci en gaulle,

les sans papiers ne sont pas dans les petits papiers

du squatteur de l’Elysée.

Adieu donc, Liberté, Egalité, Fraternité.

Je dis squatteur, oui, parfaitement

car le pouvoir il a prit fermement

à la tête d’un char d’assaut de mensonges,

il a berné les petites gens et les retraités,

leur promettant de veiller à leur pension.

Pour y veiller, il y veille et de belle façon.

Peuples de France oyez Nicolas

dans son pourpoint faussement doré,

depuis le yacht de son ami Bolloré,

l’avenir de ses fils étant assuré,

vous compter fleurette et piller vos revenus,

pour en faire offrande aux moins nécessiteux,

pendant que le monde paysan se meurt

faute de voir son travail reconnu en Valeur,

suicides en cascade, faillites, désespoir.

Il a érigé en Droit la destruction de l’emploi

et voudrait nous faire croire qu’il œuvre

pour le bien des demandeurs d’emplois.

L’escarcelle des patrons du CAC 40

se trouve bien pourvue des écus de ceux

qu’ils jettent à la rue et poussent au suicide.

Sarkozy traite l’immigré de voleur,

le musulman de terroriste et le jeune

de racaille qu’il faudrait nettoyer au karcher,

cependant qu’il fait régner la terreur,

fait bon accueil aux dictateurs,

pour nous servir son identité nationale

et la vulgarité érigée en Valeur.

Sa police fait la guerre aux trafiquants en tous genres (cela est, ce qu’avec l’aide des médias, il voudrait nous faire croire).

Cette police utilisant pour ce faire des méthodes qui mettent le simple citoyen en danger permanent, le privant des moyens de locomotion pour se rendre à son travail, le privant de son outil de travail (ici je pense aux conducteurs de bus).

Questions :

La police est-elle là pour instaurer la guerre civile (sous le fallacieux prétexte d’éradiquer les économies parallèles) ou pour protéger les citoyens ?

La police est-elle là pour faire régner l’insécurité dans des quartiers où vivent des populations fragilisées par des taux de chômage record, en les stigmatisant davantage ?

Pour en revenir aux économies parallèles, et bien que mon propos ne soit nullement d’encourager ceux qui les pratiquent, je ne puis m’empêcher de me demander si dans un pays ou la destruction de l’emploi est de mise, les gouvernants, qui cette politique favorisent, sont les plus appropriés pour les empêcher ? Quelle autre alternative a-t-il été donné aux personnes qui s’y livrent ?

Pour ma part, j’avoue que je ne puis m’ôter de la tête que tous ces incidents sont le fait de provocateurs dûment mandatés par le gouvernement pour justifier sa politique ultra-sécuritaire aux dérives que l’on connaît. Il me semble que M. Sarkozy veut faire de ce pays-ci, un état policier où règne l’ordre à tous crins, au détriment du Droit, de la Justice, des Libertés qui sont, au quotidien, foulés au pied. Il applique désormais à la France, la politique de répression menée, depuis les indépendances, en Afrique, par tous les gouvernants qui se sont succédé à l’Elysée, dans le but de la garder sous sa tutelle et ainsi poursuivre le pillage de ses ressources. Il n’y a pas de terroriste dans le pays, qu’à cela ne tienne, on envoie des éléments perturbateurs avec mission de créer un casus belli, il en sortira bien un contestataire que l’on s’empressera de désigner sous le vocable de terroriste. Ici, il paraîtrait, que la police gêne les trafiquants dans l’administration de leurs « petites affaires » et que ces derniers caillassent les bus en signe de représailles. Mon œil !   

Les dérives, évoquées plus haut,  se logent même et y compris là où l’on s’attendrait le moins à les trouver, je pense ici à l’école. Ecole où les enseignants ne veulent voir que des enfants bien sages, qui toujours disent oui, oui et jamais non, non. Enseignants poussés à l’excès par les coupures de budget et les suppressions de postes par milliers à chaque rentrée. Si pour son malheur il vient à l’idée d’un écolier de contester l’ordre, maintenu au prix d’une discipline digne d’une académie militaire, il sera considéré comme de la graine de délinquant et on le châtiera avec la plus extrême sévérité, le sanctionnant à la moindre incartade, l’obligeant à enfiler les heures de colle comme on enfilerait des perles pour des fautes qu’on lui impute et dont il ne peut être coupable puisque le jour où ces forfaits ont été commis, il se trouvait exclu du collège pour comportement inadmissible. Et après cela, ils viennent nous rebattre les oreilles de leur soi-disant lutte contre l’absentéisme. Il me semble qu’il y a là une contradiction.

Et si en tant que parent vous avez l’outrecuidance de leur faire remarquer que votre adolescent ne fait rien d’original, que son attitude est même affligeante de banalité puisque tous les adolescents font acte de rébellion envers l’autorité en contestant en premier lieu la vôtre, on vous taxera d’aveuglement maternel (eh oui, en devenant mère, on perd toute faculté de discernement, c’est bien connu) et l’on vous dira que cela ne fait pas partie de votre rôle de parent de soutenir son enfant quand ce dernier se trouve injustement accusé et condamné. Tout cela dans une langue et des manières offensantes en présence de votre enfant. Voilà pour l’humiliation et de l’enfant et de son parent !

Si vous interpellez le représentant des parents d’élèves (oh crime de lèse majesté), on ne se privera pas d’exercer un chantage sur l’écolier, le menaçant de durcir les punitions à son encontre si à l’avenir il lui venait l’exubérante idée de vous informer de la manière dont on le traite à l’école.

L’ONU a adopté, en 1959, une Déclaration des Droits de l’enfant. Les principes de cette déclaration prévoient, entre autre, de protéger l’enfant contre toutes formes de violences. Il y est dit que l’école doit enseigner à l’enfant le respect de ses parents. Quel exemple du respect enseigne-t-on à un écolier dès lors que l’on manque de respect à son parent devant lui ? Et à lui, cet adolescent, on ne lui doit pas le respect sous prétexte qu’il est mineur ? Les enseignants sont-ils une catégorie de la population à part ? Sont-ils au-dessus des lois et du Droit ? Depuis des décennies, les psychologues nous expliquent qu’il est nécessaire que l’adolescent exprime son mal-être en contrefaisant, entre autre, le rebelle. Que sont tous ces principes devenus ?

Et question :

Qui va protéger mon enfant contre la malveillance de certains professeurs à son égard, si l’on conteste mon droit de parent à le défendre ?

C’est qu’il convient de museler, comme il se doit, la populace. Autant le faire dès le berceau, afin, que de guerre lasse, à l’abattoir elle se laisse choir sans piper mot.        

Pour tous ces Hauts Faits, Marine Le Pen peut, par voie de presse,

adresser ses amicales salutations, pour service rendu à la nation,

à Nicolas Sarkozy.

Ils cheminent tous deux dans la même direction.

Ami françois, mon cœur est bien en peine pour toi

car je sais que tu n’as pas démérité.

Ne voudrais-tu faire mentir l’adage qui veut qu’on ait

le gouverneur que l’on mérite ?

Faustine - mai 2010

   

 

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Xavier Bordes 08/11/2010 11:36



Il me semble, Faustine, que vous illustrez magnifiquement ce passage d’un auteur ancien (peut-être Tocqueville ?) : 


« Le laxisme excessif, celui qui a toléré que l’on ignore ou méprise les lois de la cité, a pour rejetons le sentiment de décadence, dissolution de la société qui produit le
chacun-pour-soi, lequel justifie l’injustice, la haine, la répression, et finalement la dictature… »



SLAM POESIE DE FAUSTINE 08/11/2010 12:05



J'aime assez que vous me donniez de la sorte quelques pistes de lectures, si vous saviez comme je vous en suis reconnaissante



valerie 15/05/2010 00:18



je te pique "ton lien" des étonnants voyageurs pour le mettre sur facebook.


Merci Faustine



valerie 15/05/2010 00:14






j'aime ces textes enragés, engagés, révoltés..."mièvres" à en dire de fort belles vérités


Valérie librellule