Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 14:09

Oh si je veux encore
me remplir de vos mornas
Bercez-moi encore
De vos inspirations mélancoliques
Si douces à mon âme esseulée
Emplie par la nostalgie des sérénades
Inconnues des fibres de mon être
Contez-moi encore
Mon pays, rapprochez-moi de ces rivages
Dont la séparation m’est une douleur
Dont je ne veux m’éloigner
De la douceur mielleuse

Je voudrais encore une ballade,
Glisser, légère, sur une piste de danse,
M’envoler par la magie aérienne de notre poésie
Vers chez moi, revoir les miens
et valser dans leurs bras langoureux

Laissez nos poètes m’enivrer
Du chemin de la mer par-delà l’horizon,
Par un violon pleurant l’éloignement
Et du chagrin d’être au loin
Loin de cette langue savoureuse
Pour une fille de capverdiens
Se desséchant au-delà des frontières
En des steppes qui ne sont pour moi
Qui ne me parlent des miens
Qui sont au loin

Je voudrais encore une ballade,
Glisser, légère, sur une piste de danse,
M’envoler par la magie aérienne de notre poésie
Vers chez moi, revoir les miens
et valser dans leurs bras langoureux

Faustine
(en écoutant Ildo Lobo chanter la morna)

Par SLAM POESIE DE FAUSTINE - Communauté : Poésie contemporaine
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 14:29

Laisse-moi m’éteindre
Tout doucement
En songeant
A ces deux âmes qui s’étiolaient
Niées de ce monde
Jusqu’à ce jour fleuri
du délicat parfum
D’une rose d’antan,
Sans s’espérer
Sans rien attendre,
Un jour banal et crucial
une évidence devenue

Dicham morrê
Divagarinho
Sonhando
Na kes dos almas desflurido
Négado pa ess mundo
até kel dia flurido
D’um parfumo delicado
D’uma rosa antiga,
Sem fé
Sem esperança,
Um dia banal e crucial
Destinado pa ser uma evidencia

Avant ce jour béni
Ces deux âmes meurtries
Qui lentement cheminaient
Vers les rivages
Pour atteindre la haute mer
Perdre pied, s’enfoncer
Dans les profondeurs
Refusant de remonter
Vers ce monde
Dont elles étaient niées
Jusqu’à ce jour fleuri
Du parfum délicat
D’une rose d’antan

Faustine

(Merci à Emanuel Ribeiro pour son aide)

Par SLAM POESIE DE FAUSTINE - Communauté : Poésie contemporaine
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 19:30


Nos roches brunes
ne sont plus noyées par la brume
où trouver désormais
 rotchas pa scrévé ?
Je crains pa nos area
Emprisonnés que nous sommes des aléas
Les paysages lunaires n’existent plus
Qu’en nos souvenirs,

les kilomètres de sable blond de Baia
réduits à peau de chagrin
la côte est une carte de postale de Honfleur
on est pourtant pas en Normandie
on est pourtant pas en Normandie
ondé rotcha pa scrévé
ja ca tem, ja ca tem

profusion de nouvelles constructions
Imitation frénétique de l’Occident,
Excédent, à outrance, violence
mon cœur est mis à mal
je n’ai plus rien reconnu
plus rien
j’étais en pays inconnu
seule ma nostalgie me parle

sur quel rocher se pencher

pour voir les geysers


les kilomètres de sable blond de Baia
réduits à peau de chagrin
la côte est une carte de postale de Honfleur
on est pourtant pas en Normandie
on est pourtant pas en Normandie
ondé rotcha pas scrévé
ja ca tem, ja ca tem


Faustine

Par SLAM POESIE DE FAUSTINE - Communauté : Poésie contemporaine
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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 00:50
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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 19:26
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Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 11:40

Quel choc en apprenant au journal de 20h la mort de Césaria Evora

notre Cize n'est plus, encore une fois, nous nous retrouvons orphelins,

privés d'une branche de nos racines

reposez en paix Madame

 

Faustine

Par SLAM POESIE DE FAUSTINE
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 14:01

Retour au pays natal inspiré de qui tout le monde sait

Fin juin 2011,

 

Au bout du petit matin,

Le décompte : 11 petits jours, 11 grandes journées pour

Au bout du petit matin

Voir le soleil de ma terre

Au bout du petit matin

La mère patrie, inhaler l’air marin, recevoir les sourires de ce verbe, à mon oreille nul autre pareil

Au bout du petit matin

Et

Au bout du petit matin

Le début du décompte

Le comput du temps trace le sillon de son chemin

Au bout du petit matin

Accueillir l’émotion qui m’étreint, la génuflexion pour poser mes lèvres sur le sol en un baiser de pardon

Au bout du petit matin

Le chant de bienvenue car

Au bout du petit matin

Je trouverai mes racines encrées dans cette merveilleuse maison jaune, vieille demeure qui ne paie pas de mine et mine de rien symbolise mes gènes enfin trouvés

Tout ce qui me mine depuis toujours trouve-là le baume pour panser les bleus à l’âme que je porte depuis toujours au fond de mon âme

Oui enfin la petite maison jaune de grand-père Sotero

Au bout du petit matin

Fraîcheur ombreuse, odeur de mon histoire car oui j’en ai une, aujourd’hui j’en ai la preuve tangible et nul ne pourra affirmer le contraire

Au bout du petit matin

La douleur se calme, passe, s’en va

Au bout du petit patin

Les murs décrépis portant stigmates de mon passé pour me dire l’histoire qui est la mienne, oui mon histoire, celle des miens que je vois et sens passer tout près, presque me frôler, sourires aux lèvres, mains apaisantes sur ma tête désormais apaisée par la grâce de leur présence, de leur accueil

Au bout du petit matin

Leur chaleur bienfaisante, dévaler les monts, traverser les places, courir à perdre haleine, se poser doucement auprès de l’Océan pour l’entendre accompagner mes aïeux de la valse de ses fracas contre les roches brunes tant aimées

Au bout du petit matin

Oh gens, Oh gens me voici parmi vous, peuple tant désiré, peuple tant attendu, peuple tant pleuré, peuple tant aimé je vous ouvre mes bras, je dépose mon cœur à vos pieds car je suis des vôtres, je vous dévore des yeux car désormais je ne vous pleure plus, vous êtes à mes côtés pour toujours nous tenir côte à côte, cheminer de concert pour chanter, pour danser. Batuquons ensemble de nos voix éraillés, de nos voix nasillardes, de nos voix de basse, de nos voix grave car nous savons le tribut payé, toutes les morts que nous portons en nous, ces morts qui nous consolent de nos pleurs, ces morts qui nous calment de nos peurs, ces morts qui indiquent le chemin parcouru et à venir, ces morts pour toujours à nos côtés, ces morts qui nous embellissent de leurs sacrifices par des sourires enfin apaisés

Au bout du petit matin

Ma terre, mes îles, mes gens, trouver la route sans douter de la petite maison jaune, sa cour et ses volets, ses murs et son toit et son cœur me disant « viens, entre, tu es enfin chez toi »

Au bout du petit matin

La maison qui m’a avec patience attendue des décennies durant

Oui, oh mes gens je suis parce que vous avez été, vous êtes parce que je suis

Oh mes gens

Vous m’avez habitée, vous m’abritez, en vous la sérénité trouvée et la tranquillité loin du tumulte de ce monde, des bruits sauvages et des fureurs, des bris et des incendies

Au bout du petit matin

Ce plat des pauvres partagé qui nous enrichira de sa saveur nous les pauvres riches de cette morabeza

Au bout du petit matin

Tudinha, grand-père Sotero, Felisbela, mam Djidjula, mam Bia, tia Tanha, tia Chencha vous êtes tous là

Au bout du petit matin


 

Vous avez veillé sur cette terre, vous l’avez gardée, vous m’avez bercée, vous qui me guidez me montrant la voie, désignant les miens, déroulant le temps, levant le voile des zones d’ombres, me poussant de l’avant, m’insufflant la force de grimper Monte Cara pour faire face à l’adversité de qui voudrait me priver de mes racines

Au bout du petit matin

Je suis debout et déterminée, confiante et souriant au miens

Au bout du petit matin

Les effluves de l’alambic m’ont groguies, nul besoin de lever le coude au fond d’une gargote, le grog c’est puissant, la cachupa fortifiant, le kej odorant et que dire des bolachas… tous vous portez les mille saveurs de ce petit pays

Au bout du petit matin

Créole sans madras, criola de toutes les fibres de mon corps jusqu’au bout du petit matin

Au bout du petit matin

L’Océan te desquêbra, le vent virevoltant la poussière, les yeux ronds de curiosité, l’ouïe aux aguets et les narines frémissant d’impatience, un peu inquiète, légèrement anxieuse, en attente de voir

Au bout du petit matin

Eclatant de soleil, brûlant de la chaleur caressante du vent, enfin ma terre, ma maison enfin

Et puis l’Océan qui va me laver, me frotter, me décrasser, le sable qui va polir ma peau, soigner mes gerçures, la mer qui va faire le ménage dans mes esgourdes, me dessiller les yeux, me remplir les narines et les poumons. Plus que 7 petits jours pour

Au bout du petit matin

Humer les essences naturelles, lamper ma langue criola pour rouler les r, enroulée dans Sotavente sentir l’air du large, portée par Barlavente me lever vers ces rivages.

Au bout du petit matin

Horreur désolation frustration peur laideur plus rien

Non plus rien de ce qui m’a tenu debout ces vingt dernières années. Est-ce pour cela que j’ai tant pleuré, est-ce pour cela que j’ai tant patienté ?

Ô mes amis, je vous prends à témoin et murmure à vos oreilles ;

Tout ce qui fut n’est plus,

Incommensurable perte, ineffable douleur

Au bout du petit matin

 

Instants premiers d’agonie :

Le retour ici fut à l’image de l’arrivée là-bas

Horreur désolation frustration peur laideur, succession de cris et de fureurs, d’admonestations, de reproches, d’imprécations et pourquoi tant d’incompréhension ? Pour du lard fumé et séché laissé sur place, par ici, on ne saurait plaisanter avec les « encmenda d’terra ». Et tant pis si l’on se dédit, oubliés les conseils de précautions de l’aller pour ne pas s’alourdir et dépenser de l’argent inutilement en surpoids. Ce qui était valable au départ ne saurait être de mise au retour.

De colère, biscuits, marmelades et autres douceurs furent jetés à la poubelle ; le lard manquait, cela seul importait.

Qu’en as-tu fait maudite engeance ?

Ô ma mère je les ai donnés à qui ne mange pas à sa faim là-bas

De quel droit charogne, mauvaise fille ?

Ô ma mère aurais-je dû les jeter aux ordures ?

Il aurait mieux valu, hyène malade, il aurait mieux valu

Pourquoi tant de haine, ô ma mère, pourquoi tant de haine ?

Il t’insupporte que je sois ta fille, tu voudrais exercer droit de mort sur ma personne puisque tu m’as donné la vie

Te demandes-tu s’il m’agrée que tu sois ma mère ?

Toutes ces années ô ma mère, à prendre sur moi, à questionner sans fin, afin de pouvoir comprendre, accepter, taire la douleur d’être ta fille ; tout cela pour quoi en définitive ?

Tout ce long travail, ce cheminement interminable, ce désir de rapports apaisés avec toi, ô ma mère, balayés d’un revers de main pour un morceau de lard séché ?

Je reste choquée, je suis groguie de toute cette violence déversée, incrédule même. Cela s’est-il réellement passé de la sorte ? Je voudrais répondre non, mais toute cette boue emplit mon cerveau, les migraines s’enchaînent, on a beau vouloir refouler dans les limbes l’horreur, elle refait surface et menace ta raison vacillante.

Au bout du petit matin

Rejetée, bannie, maudite, vouée aux gémonies, je paye pour mes erreurs réelles et supposées, car oui, ô ma mère, tu m’as mise au monde sans me désirer, j’ai survécu, j’ai survécu, erreur fatale qu’il me faut expier jusqu’à mon dernier souffle

Je me rebelle, crie aussi, je ne me laisserai pas abattre sans me battre, voici que tombe la sentence : elle est folle, bonne à être enfermée

Puisque je suis folle, l’on se permettra de le crier sur tous les tons et sur tous les toits, car il ne suffit pas que mon propre sang me jette telle une vieille chaussette, il faut pour parfaire le travail de sape, que quiconque me connait de près ou de loin, me cloue également au pilori

Tout un chacun se croira donc permis de me jauger, de me juger, de me condamner ; va donc te terrer dans un HP puisque tu refuses de te plier aux règles établies par on ne sait qui, ni pourquoi, mais auxquelles il est impératif de se plier sous peine de bannissement.

Ah suprême menace, qui a prouvé sa redoutable efficacité des décennies durant, que dis-je, des siècles durant, soumission totale, esclavage mental, car certes, les chaînes qui nous entravent sont imprimées à l’encre invisible, mais néanmoins indélébile, dans notre mental

J’aurais beau protester, lutter pour faire entendre ma réalité, ma vérité,

Las ! Tais-toi donc menteuse, affabulatrice, quand ce ne sera pas carrément manipulatrice, tu n’as pas droit de cité, va donc griller aux enfers être maléfique que tu es

Ô ma mère, j’y suis déjà en enfer depuis le jour de ma naissance

L’enfer du silence, du rejet, de l’incompréhension. Cela ne suffit-il ?  

Je sais trop, hélas, que je ne suis victime que de moi-même, je refuse de subir, je m’inflige à moi-même tortures et autres afflictions pour prévenir les tiennes

Je refuse d’être l’humble servante d’un quelconque despote, fut-il ma mère

Mais va-t-elle se taire la sale bête et crever pour de bon ?

Oui, sous peu, car tel est son désir : s’annihiler, se soustraire, se terrer pour mourir tranquille, faute d’avoir vécu en paix.

Il me revient qu’à l’origine de cette succession d’erreurs de part et d’autre, fut un morceau de lard séché et fumé.

 

L’auteur de ces maladroites lignes,

vous dit Merci Monsieur Césaire pour ce simple vers ;

Au bout du petit matin

Et à vous Monsieur Gainsbourg pour cet autre simple vers ;

Variations autour d'un même thème

 

Quant à moi, je m’en irai avec mes chagrins

 

Faustine

Par SLAM POESIE DE FAUSTINE - Communauté : Poésie contemporaine
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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 14:39

 

Pour voir ce qu’il en sort

J’ouvre la boîte de Pandore

Bien que je l’ignore

L’on m’a jeté un sort

Le diable qui en sort

Me colle au fauteuil

Me voilà groguie, molestée, violentée

Par un flot de mots ou de maux, je ne sais

Qui envahissent mon espace vital

Ma tête embrumée par la violence

Verbale qui s’étale sur ma feuille

Mon vocable devient insensé, grossier, innommable

Dans ce qu’il n’a rien d’aimable.

Si ce n’était qu’une question de vulgarité,

Voilà qui serait un moindre mal

Le mal, le véritable mal, vient de ce que mon cerveau

Est désormais enraciné dans toute cette fange

Dont il ne songe à se défaire

Bien au contraire il s’en délecte

A l’instar d’un enfant devant un nouveau dialecte

Interdit, banni, rejeté

A la maison et devant les parents.

 

Quel est ce nouveau moi

Que me révèle ce mauvais génie ?

Moi, rien que moi

Ou du moins ce vil moi

Tapi dans mes limbes

Qui aujourd’hui prend le pas

Sur cet autre moi, factice, poli, servile

A l’instar d’un songe

Qui n’était que cela :

Un mensonge

Qui n’en est pas moins moi.

 

Je referme la boîte honnie,

Me précipite sur un miroir

Me dévisage, me scrute, me surveille

Cela se verrait-il comme le nez au milieu de figure ?

Ou parviendrais-je à maintenir hors de vue,

comme le portrait de Dorian Gray, cet autre moi ?

Passé la première stupeur, la primaire peur,

J’accepte cet être primaire, mon double, mon jumeau

S’exprimant par ces borborygmes primaires,

Un sauvage inculte, ignorant l’éducation policée

Qui me servait d’alibi pour me fondre dans la masse

Et paraître telle qu’on me voulait

Sculptée, dégrossie, lissée,

Vierge de toute vulgarité

Soigneusement drapée de civilisation ;

Un être dénaturé en somme.

 

Faustine

  

 

 

 

Par SLAM POESIE DE FAUSTINE - Communauté : Poésie contemporaine
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 09:20

 

Délire verbal

 

Les Arts I (lézarzi) sont déconsidérés au Zaibatsu, tu sais le pays du roi Zani qu’on disait Zapateado ;

Eh bien, là, on les a zappés. Alors moi, pour y voir plus clair, j’ai fait un zoom, sauf, que je l’ai complètement zoopsée.

Normal, faut dire qu’une zélote qu’on disait zutiste du pays zoulou avec des zydéco…

Hein ? qu’est-ce que tu racontes ?

Eh ben voilà, voilà, personne ne suit

Hein ? c’est quoi cette gonze au Baz’art, chelou la meuf Zourna ! Ah ouais, trop zarbi les zozos

Zarbi ! tu peux pas dire bizarre, comme tout le monde non ?

Bizarre, tu as dit bizarre ? Comme c’est zarbi !

En tous cas Zythum, y’a pas, la Zourna, on dirait une tzigane qu’a pas bu sa tisane !

Qui c’est qui a dit qu’elle était tzigane ? Elle vient de Belize au Brésil.

N’importe quoi !

Ecoute, cette fille-là, c’est pas vraiment ce qu’on appelle une Dame, tu me suis ? C’est une courtisane qui a mal tourné, elle s’est retrouvée à vendre des bretzels dans Macreuse pour un ouzbek qui lui a fait prendre des vessies pour des lanternes de Byzance. Tu parles d’un désastre !

Je ne comprends rien à ce que tu raconte, c’est tout décousu !

Bref, peu importe. Attends un peu et tu vas voir comme le hasard conjugue bien les choses à la croisée des cousinages et de la mazurka. Surtout, surtout dans les déserts d’Azerbaïdjan.

La nana là, elle avait trouvé un quartz, tu me suis ? C’est là qu’elle tombe sur le damoiseau qui en réalité, venait de Papouasie pour trouver un trésor, histoire de redorer un peu son blason pas mal entaché de zonard. Et là, hop ! collusion entre les deux !

Collision

Bref, collusion, collision, c’est pareil, kif, kif exeaquo. La demoiselle s’est pas démontée, elle a calmé l’exaltation du Gelsomino. C’est qu’elle sait gazouiller la donzelle. Elle s’était bien entraîner à force de lire ce type de fadaises dans les gazettes du pays, ça a creusé un geyser dans sa casbah, tu me suis ?

Désolé, mais là, je suis désarçonné !

T’inquiète, t’inquiète, ça a l’air évasif mais quant tu auras examiné la conclusion exacte de l’illusion qu’elle a isolée, ta confusion dosée, tu auras une vision lumineuse. En Ouzbékistan, on dit que pour qu’un présage soit exaucé, il faut composer un bas résille. Pour cela, il faut de la résistance, de la réserve, trouver un artisan pétris d’usages, foisonnant de curiosité, d’exubérance qui exhale la musicalité du jazzman blasé et du bluesman incisif, pour idéaliser sans hésiter, l’exotisme hexagonal en fusion et le sbire improvisé paparazzi avec un zona et une besace en guise de fusil, lézardant à toute berzingue son chorizo au sukkar, avec la plus grande extravagance comme s’il s’agissait d’une exquise expédition en pays Aztèque !

C’est quoi le rapport entre les aztèques, le mac ouzbek et la tzigane ?

Le rapport c’est l’exclusion, tu comprends ces mecs-là, ils se sont retrouvés exilés dans un paysage grandiose et exigu, résolument interposé entre la désespérance d’un designer et les désidérata du désordre dissuasif et embrasé de la Tanzanie épuisée par la division désarmante de concision composite du Swaziland en évasion vers la Zambie, sans la courtoisie de la pésète du Zimbabwe décomposé. Il leur a fallu concrétiser la pésèta en pesade dégrisée à la démesure du dépaysé mobilisé et déposé, désobéissant au désir désargenté pour la création d’un musée de la miséricorde qui ferait la liaison entre une causerie et une exclamation insoumise pour sponsoriser la sottise et une résonnance  de billevesées heureusement inusitées dans nos contrées !

Et voilà mon pote !

Alors là, j’ai rien compris !

 

 

Faustine

Par SLAM POESIE DE FAUSTINE - Communauté : Poésie contemporaine
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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 09:19

 

Âme Autrement Caractère Chez Confier Histoire Naturel Penchant Songe Transports

 

Dis-moi mon âme

Quels sont ces transports

Dans lesquels tu te glisses

Avec tant de naturel ?

Songeà ce que pourrait être ton histoire

Si pour une fois tu ne cédais pas à ce penchant

Singulier qui te mine, te broie, te détruit à petit feu ;

Car ne t’en déplaise, avoir du caractère, dénote

Chezcertains une force autrement plus sensée

Que de se laisser aller à hurler des imprécations

Sur tous les tons, faute de confier sa faiblesse

Simplement.

 

Ne pourrais-tu confier ta faiblesse autrement

Qu’en montrant ce caractère singulier

Qui te mine, te broie, te détruit à petit feu

Alors même que chez certains il est la preuve

D’une vivacité d’esprit ? !

Pourquoi céder à ce penchant si vilain

Qui fait ressembler ton histoire

A rien moins qu’un terrible songe

Tout droit sorti de l’esprit maléfique

D’une âme torturée s’entêtant à planer

Sur cette terre où pourtant elle n’a plus rien à faire

Comme d’autres empruntent les transports

Pour aller vivre une journée de dément

Dans laquelle ils se jettent avec tant de naturel ?!

 

 

Faustine 

 

Par SLAM POESIE DE FAUSTINE - Communauté : Poésie contemporaine
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